Un hélicoptère se pose sur le parking à coté de nous, non c’est juste le train qui passe. Décidément je ne suis pas du matin. Après 80km de route nous arrivons à Safranbolu. Cette ville doit son nom à la culture du Safran qui était utilisé pour la peinture et la pharmacopée (et oui j’en connais des trucs). Cette ville a suscité notre intérêt car elle comprend un ensemble de vieilles maisons en bois (konak) et ressemble à une ville traditionnelle de l’époque Ottomane. La ville est presque déserte, il n’ y a plus de touriste. Depuis le début de la semaine nous avons vraiment l’impression d’avoir finit la saison touristique, nous nous éloignons de plus de l’Europe et le moi d’août est fini.
Nous commençons notre visite, la ville est dans une gorge entre deux falaises creusées par le vent. Lucie se fait piquer par une guêpe. Vous la connaissez à la moindre piqure elle se plaint.
Nous achetons une grosse galette de pain qui sort du four pour notre pique-nique. La galette est vraiment bonne. Nous faisons le tour de la ville. Quelques enfants nous parlent et veulent se faire prendre en photo.
Nous repartons vers Ulus, la route en montagneuse, le paysage change rapidement ainsi que la végétation. A ma grande déception la rivière où j’espérais me baigner est à sec. Nous nous arrêtons à Batin dans un cybercafé pour appeler Amanda pour son anniversaire mais personne ne répond. Nous arrivons à Amasra, nous essayons de trouver une campement un peu avant la ville. Nous descendons la falaise à travers des routes sinueuses mais ne parvenons pas à atteindre la plage que nous voyons. La route se finit en cul-de-sac dans un village. Les gens sont un peu surpris de nous voir, l’endroit est vraiment perdu, les touristes ne passe jamais par ici. En fait, c’est nous qui sommes perdus. D’habitude on a des bon feeling pour les tops coins.
On en profite pour essayer de faire le plein d’eau à la fontaine du village, le débit du robinet étant extrêmement faible on abandonne. Une vieille dame voyant la scène nous appelle, descend de son balcon et nous remplit notre jerricane avec le tuyau d’eau de son jardin. Ne sachant pas quoi lui dire pour la remercier je lui fais un large sourie. Elle me le rend, elle a plein de dents en or. Nous repartons chercher un autre campement, la nuit commence à tomber, nous arrivons finalement à Bozkoy plage, une petite anse avec du sable rouge.
A l’apéritif la gendarmerie fait une ronde, le chef en uniforme bleu vient nous voir. J’échange quelque mot en anglais, il me demande si on a des problèmes je réponds que non et je demande si l’endroit est dangereux. Le gendarme fait la mou je sais pas comment interpréter la réponse. Il me sert la main pour me saluer, à se moment là un soldat sort du panier à salade, main sur le révolver de sa ceinture et fusil-mitrailleur en bandoulière. J’ai envie de rire. Les gendarmes reviennent 15 minutes plus tard, un civil est en leur compagnie, ça l’air de le faire chier d’être ici, c’est le patron du bar à l’autre bout de la plage. Il m’explique que le soldat veut juste notre nom et la plaque d’immatriculation du véhicule. Je l’ écris dans le calepin, il ne vérifie même pas les papiers, d’habitude un gendarme ca demande toujours les papiers. Ils repartent en nous disant de ne pas avoir peur tu m’étonnes, le civil nous salut, le soldat me serre la main mais ne daigne même pas adresser un regard à Lucie. C’est amusant.
Après cette scène, nous pensons que l’endroit n’est peut être pas si sûr que ça. Nous voyons des bateaux au loin et des embarcations qui partent en mer. Notre imagination déborde, du coup tout le monde à l’air louche même le chien du bar qui s’allonge sur la plage en espérant un os est pour nous l’œil de Moscou. Nous voyons des trafics partout.
Après avoir bien rigolé, nous allons nous coucher.