RUSSIE
Vendredi 18 septembre
Ouralsk-Saratov 300km
Nous sommes à l’heure à notre rendez vous, cela était prévu depuis plus d’un mois. 9h00 du matin à faire la queue devant la barrière des douanes. Elle n’ouvre finalement qu’10h00. Le douanier ne laisse entrer que trois voitures à la fois dans les douanes, nous attendons donc encore une heure supplémentaire. A 11h vient enfin notre tour. Les douanes kazakhs se passent sans aucun soucis. Les douaniers nous font ouvrir la voiture mais ne montent pas dedans. En 30min tout est réglé et nous partons vers la Russie. 1km de no man’s land séparent les deux pays. Même scénario du côté russe, les voitures n’entrent qu’une après l’autre. Pendant notre attente, nous remarquons que les gens vont chercher des papiers à remplir auprès du douanier qui s’occupe de la barrière. Nous suivons donc le mouvement et obtenons nos papiers d’enregistrements, il y a même une traduction en anglais ! Il y a un autre papier à remplir écrit uniquement en russe mais le douanier, fort sympathique, nous le traduit en anglais. Vient notre tour et nous entrons en Russie ! La voiture est fouillée plus que d’habitude. Un chien monte dans le camion et renifle chaque coin de Meiwenti. On se disait que si le chien aboyait une fois, même si c’était parce qu’il avait faim, le camion aurait été désossé. Mais le chien était content, il n’a pas aboyé et les douaniers, après 10min de fouille, ont donné leur feu vert pour nous envoyer vers la deuxième partie de la fouille, à savoir le passage de Meiwenti au rayon X ! Boomerang nous avait préparé à cette étape c’est donc sans grand étonnement que nous conduisons le camion sous une énorme machine. Après 10min, les douaniers nous remettent une belle photo de Meiwenti, mais quelques chose les chiffonne. Un gros carré noir apparait sur la photographie, c’est en fait notre deuxième batterie. Le douanier regarde rapidement notre batterie et nous pouvons retourner finir nos formalités. Les douaniers ont le sourire et prennent le temps de nous expliquer comment remplir les formulaires. Une bonne surprise nous attend : notre nouvelle carte verte que Gérard et Nicole nous ont apporté nous couvre en Russie ! Nous pensions prendre une assurance (obligatoire) mais finalement nous échappons à des dépenses inutiles.
2h30 plus tard, nous sortons des douanes, heureux d’être en Russie nous sommes bien excités et les russes qui attendent pour passer la frontière nous regardent bizarrement ! Nous nous arrêtons quelques mètres après la frontière pour un petit pique-nique puis nous prenons la route de Saratov. La route est assez bonne et nous couvrons les 300km en moins de 4h.
L’arrivée sur Saratov se place moins bien que prévu. Nous n’avons aucun plan de la ville, seul Bob, notre GPS semble savoir où il va. Nous le suivons donc jusqu’à un croisement où Bob nous dit de tourner à gauche. Il pleut des trombes d’eau, on ne voit pas à dix mètres, nous sommes épuisés par 10 jours de route et complètement paumés. Fab se déporte sur la file qui tourne à gauche, met son clignotant, mais au moment de tourner se rend compte que la rue est à sens unique et n’est autorisée qu’ aux bus. Il remet son clignotant à droite, une voiture nous laisse nous réinsérer dans la file mais un flic nous arrête. Nous étions juste devant une guérite de flics et les pauvres n’ayant rien à faire nous arrêtent. Un flic nous demande nos papiers, nous sortons les photocopies. Il demande les originaux mais il pleut averse. Fab lui montre nos papiers mais en les gardant à l’intérieur de la voiture, de sorte que le flic ne puisse pas les prendre. Puis le flic nous fait signe que la rue est interdite et nous dit de monter dans la guérite pour recevoir notre amende. Nous luis expliquons que c’est notre premier jour en Russie, que nous sommes perdus et que de toute façon la rue a beau être en sens interdit nous ne l’avons pas prise. Aucune infraction n’a été commise, nous ne descendons pas de la voiture. Fab referme sa vitre et le flic se dirige vers moi, je referme ma vitre. Il me fait signe d’ouvrir la porte latérale de la voiture, je lui fais signe qu’il peut toujours courir. De toute façon, nous sommes à l’abri dans la voiture, il est sous la pluie, il va se fatiguer avant nous. Un jeune flic qui parle anglais vient voir ce qui se passe et nous lui expliquons que nous sommes perdus. Lui-même se rend compte du ridicule de la situation vu que nous n’avons pas pris le sens interdit. Il revient quelques minutes plus tard et nous indiquant comment nous rendre au centre-ville puis il nous fait signe de partir. Ouf !
Nous tournons une heure dans Saratov, Fab est crevé, la route est mauvaise, on se croirait au Vietnam pendant la mousson. Les trous dans la route se transforme en marre, les embouteillages nous empêchent d’avancer, bref c’est la mouise totale ! Quand enfin nous trouvons une place pour se garer vers le long de la Volga, nous n’avons même plus envie de visiter la ville. Heureusement, la pluie s’est arrêtée et la vue magnifique sur la Volga nous ravigore. Nous remonter l’avenue principale jusqu’au centre-ville où une gigantesque statue de Lénine trône sur la place principale. Il n’y a pas grand-chose à voir à Saratov mais se balader nous fait du bien. Saratov est la seule ville que nous visiterons en Russie, nous en profitons donc un peu. Nous mangeons dans une cafétéria à la russe, au moins on peut choisir directement ce qu’on veut manger sans barrière de la langue. Le saumon est vraiment bon ! Puis on hésite à aller profiter de la vie nocturne et se boire un verre dans un bar mais nous sommes tellement épuisés que la seule chose que nous souhaitons est de faire une bonne nuit.
Lucie
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Samedi 19 septembre
Saratov-Anna 400km
Avant de partir de Saratov nous allons nous balader le long de la Volga. Nos jours en Russie sont comptés et Saratov est la seule ville que nous visiterons. Nous profitons donc un peu de ces moments. Puis en sortant de Saratov nous faisons quelques provisions dans un supermarché immense. La sortie de Saratov se fait plus facilement que l’entrée ! Le soleil est revenu et les panneaux indiquent clairement la direction de Voronej. La route est bonne, mais elle est bordée de grandes haies d’arbres qui nous empêchent de voir autre chose que la route. Nous faisons un stop dans une station essence, le diesel est peu cher (35c €/l). Fab demande à la caissière pour faire le plein d’eau, surprise elle répond qu’il n’y a pas d’eau. Fab revient un peu dépité car notre réservoir d’eau baisse mais une autre caissière vient vers nous et fait signe à Fabrice de la suivre. Elle lui montre un robinet d’eau derrière la station-essence et nous pouvons nous servir dans le réservoir qui est rempli par l’eau de pluie. Nous repartons, la route est droite mais les champs cultivés ont remplacé les champs de blé kazakhs. Les collines ne sont pas hautes mais la route monte et descend de façon très abrupte et les virages sont très prononcés : nous savons maintenant d’où vient le terme de montagnes russes.
A midi nous nous arrêtons sur un parking qui donne sur un petit bois. Alors que nous mangions, une dizaine de voitures s’arrêtent sur le parking et une mariée descend d’une des voitures. Eh oui, c’est un mariage et les mariés viennent faire leurs photos de mariage dans le petit bois. Une des voitures se gare juste à côté de nous et les gens, amusés de voir une voiture française rôdent autour de la voiture dans l’espoir de voir les propriétaires. Nous rigolons à l’intérieur car ils peuvent nous voir en train de manger mais nos vitres arrières sont tellement sales qu’ils ne peuvent que distinguer nos ombres. Nous ne savons pas trop si nous gênons mais nous finissons de manger comme si de rien était. Puis nous sortons de la voiture et les gens nous font des grands sourires. Ils nous invitent à se joindre à eux, offrent un verre de vodka à Fabrice (c’est mon tour de conduire !) ainsi que du saucisson. Un jeune qui parle anglais vient nous informer que les personnes présentes sont des membres de la famille des mariés, puis nous discutons du mariage en Russie. Il nous questionne sur notre voyage et nous lui expliquons notre périple. Les gens sont super sympas et c’est bien dommage que nous n’ayons pas le temps de discuter plus longuement ! Après s’être vus offerts des chocolats, nous prenons congé et partons en direction de Voronej. Qui a dit que les russes étaient froids ?
Le soir nous dormons dans une belle forêt de pins. La Russie nous donne un bel aperçu pour le moment et c’est avec regret que nous avons vu le panneau de bifurcation vers Moscou passer sous nos yeux !
Lucie
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Dimanche 20 septembre
Anna - Koursk 400km
Journée tranquille, on fait de la route. En fait il ne se passe absolument rien si ce n’est 400km. Désolés pour le grand frisson, il y a des jours sans, même pas un flic pour animer la journée. RAS.
Lucie
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