Aujourd’hui, il faut absolument réparer les freins du camion à Laurent et Amandine pour pouvoir repartir au plus vite. Les garagistes sont nuls, ils ne savent que rajouter de l’huile. La panne est localisée, la pompe à vide est hors service. Laurent l’a démonte, puis le policier responsable des étrangers nous amène dans une boutique. Le mécanicien est absent, nous sommes vendredi. Nous l’attendons. Au départ, il nous inspire confiance, mais au bout de deux heures le mécanicien n’a rien fait. Il a essayé de faire un outillage pour démonter une pièce qui ne sert à rien. Il rajoute ensuite de l’huile et de l’essence pour la nettoyer. C’est le pompon, avec Hank nous prenons les choses en main. Nous obligeons le mécano à dessertir la pièce et localisons le problème rapidement. Une membrane est trouée et une soupape en plastique est cassée. La boutique est maintenant remplie de pakistanais qui ont tous une idée stupide en tête. Ils nous disent entre autre de revenir demain pour acheter la pièce ou d’aller à Karachi à 400km de là sachant qu’il n’y a pas de représentant Citroën dans le pays.
Un pakistanais était en train de casser la deuxième soupape, je l’ai arrêté juste avant dans un hurlement terrible. Je n’aime pas faire ça mais comme il me regarde avec un air abruti en me disant qu’ils savent ce qu’ils font, je leur dis que je suis ingénieur et que c’est moi qui commande. La situation est sans issue, nous retournons au campement pour réparer nous même. Nous regroupons tous nos neurones et les caisses à outils. Hank nous passe du silicone pour colmater les fuites de la membrane, je répare la soupape avec une pièce pakistanaise aux mauvaises dimensions et une épingle. Laurent remonte le tout, incroyable mais ça marche. Le jumper freine à environ 40%, c’est pas génial mais ça tiendra jusqu’en Iran. De toute façon il n’a pas l’intention de s’arrêter dans le Balouchistan.
Les filles restent une bonne partie de la journée enfermées dans le camion à Florent pour échapper aux pakistanais curieux. Elles regardent des Bolywood indiens assommées par la musique indienne et par la chaleur.