L'HINDOUISME
Fabrice : Année 2000
Partie I: Descriptif Présentation
Présentation de l'Hindouisme
La base de l'Hindouisme repose sur la "conscience de soi", en 2 sens: le soi "individuel", et le soi "universel". Le soi individuel est l'image de soi-même au sens propre: honnêteté, sincérité, cruauté, hypocrisie, charité et tant d'autres. L'Hindouiste doit avant tout consacrer sa vie à la vertu, ne devant pas céder au vice. Cette religion n'est pas austère. Elle n'a pas de dogmes particuliers, si ce n'est qu'il faut respecter les règles morales et éviter les superstitions. Raison pour laquelle il y a plusieurs voies pour avoir la bénédiction divine. Certains choisiront une vie de famille dévouée, alors que d'autres mèneront une vie d'ascète loin de toute influence matérielle et humaine pour se consacrer uniquement à la méditation divine.
Le soi universel quant à lui est la question du rôle de l'homme dans le monde, savoir pourquoi il vit. C'est ici qu'interviennent les divinités qui guident les croyants vers leur destin. Il y a ici un rapport étroit avec le "soi individuel". Il n'existe pas de "moi" et de "mien", car les hommes sont en perpétuelle réincarnation, et ne sont donc pas immortels et par conséquent ne peuvent rien posséder. C'est pourquoi on fait référence au "soi", infime partie de Dieu.
I Origines de l'Hindouisme
L'Hindouisme n'a pas de fondateur précis. Les origines de cette religion remontent à environ 2000 ans avant J-C, période où les Aryens, peuple du Moyen Orient, envahissent l'Inde par le nord et développent cette religion déjà présente, mais sous forme rudimentaire et sans fondement véritable. Les Aryens ou indo-européens, s'établissent au Nord et au centre, poussant les Dravidiens peuple local indien à l'extrême sud. Ce sont exactement les sages inspirés des tribus aryennes qui vont donner la valeur totale de cette religion en Inde en rédigeant des textes sacrés. Aujourd'hui encore, près de 80% des Indiens sont Hindous, le reste du pourcentage comprenant la religion Musulmane, Bouddhiste, Jainiste, Chrétienne, et autres. Les textes sacrés hindous sont regroupés dans plusieurs recueils célèbres comme les 4 Vedas, les Upanishads, les Puranas, et la Bhagavat Gita. Ce sont des recueils datant de plusieurs millénaires. Ils sont tous rédigés par les Aryens en sanskrit, langue sacrée de l'Hindouisme.
On appelle l'Hindouisme également la religion védique, en raison des 4 Vedas, œuvres qui sont le pilier de la religion. ("Veda" signifie "Savoir, Connaissance, en sanskrit). Ce sont la Rig Veda, la plus importante car elle présente les divinités et les prières rituelles, ensuite la Sama Veda, qui traite les branches scientifiques, puis la Ayur Veda, œuvre de médecine, et enfin l'Atharva Veda, traitant le domaine social: le système des castes. Ces 4 œuvres majeures sont imprégnées d'un style littéraire religieux. Ces œuvres regroupent donc toute la connaissance de la vie quotidienne, d'où leur importance.
Les Upanishads sont au nombre de 108, ils constituent la partie philosophique des 4 Vedas. Les 18 Puranas, eux, sont des compléments des Vedas, il s'agit de prières divines et morales.
II LES DVINITES
Un point notable de cette religion est le polythéisme conduisant au monothéisme, en effet, nombreuses divinités sont vénérées quotidiennement, après s'être lavé, et avant le repas. Toutes les divinités sont des émanations représentables d'un seul Dieu, appelé Brahman, qui lui n'est pas représentable car parfait, et la perfection n'est pas du monde des hommes, le monde matériel. Il y a des milliers de divinités dans la religion védique .
La religion hindoue comprend des milliers de divinités. Il y en a cependant 3 qui sont importantes issues de Brahman, qui constituent sa base: Brahma, Vishnu, et Shiva, ou autrement dit "Datatry" (union de ces trois divinités). Tout Hindous se doit de vénérer au moins un de ces Dieux, par mantra, pounji, ou moins fréquent, par bhajan.
BRAHMA: Le créateur
Brahma est la seule divinité âgée du Panthéon hindou ! Il a 4 têtes a lui tout seul, et les 4 Vedas à la main gauche avec lesquelles il médite. Dans la forme de Datatry, il se retrouve jeune, avec 1 tête, un récipient contenant de l'eau sacrée qui sert à bénir les croyants, et la Japa-mala. (collier de perles de bois, qu'il fait rouler entre ses doigts pendant qu'il médite. L'existence de Brahma dure pendant un éon, qui est presque éternel.. Sa couleur est rouge, et il se déplace sur un cygne. Son épouse est la déesse Sarasvati, ou l'éloquence personnifiée brahma est née dans une fleur de Lotus, qui est une protubérance du cordon ombilical de Vishnu. Il symbolise la Sagesse. Brahma est le créateur de l'univers?; il est le premier membre de la trinité hindoue, qui comprend aussi Vishnou et Shiva. Dans l'actuelle religion hindouiste, Brahma ne joue presque aucun rôle. Vishnou et Shiva l'emportent auprès des fidèles sur ce dieu qui semble très abstrait.
VISHNU: le conservateur


Protecteur et préservateur du monde, Vishnou est l'une des trois divinités majeures de l'hindouisme. Son trait dominant est d'être organisateur de l'espace alors que Shiva est maître du temps.
Historiquement, Vishnou était une divinité mineure. Dans les Veda, il n'est que le frère cadet d'Indra, le chef des dieux. C'est dans les puranas qu'il acquiert la stature d'un dieu majeur. Vishnou se manifeste au monde lors de «?descentes?» ou avatars .
Conformément à son rôle de préservateur et de protecteur, il est censé intervenir dans le monde lorsque l'ordre universel est menacé, afin de combattre le mal et de restaurer le dharma (la manière dont les choses doivent être disposées), et pour sauver ses adeptes. Il prend alors une forme animale, humaine ou mixte pour se manifester. Vishnou s'est réincarné 10 fois sur terre, les avatars sont: le poisson, la tortue, le sanglier, l'homme-lion, le nain, Parashurama , Rama, le héros du Ramayana, Krishna, le Gota Bouddha , et Kalkin, le prochain et dernier avatar de notre âge, qui viendra appeler la dissolution du monde, récompenser les bons et punir les méchants. La présence du Bouddha dans cette liste montre bien comment la théorie des avatars a permis à l'hindouisme d'intégrer les cultes religieux existants. De plus, comme les cycles de la création, la liste des manifestations est théoriquement infinie, ce qui garantit que Vishnou continuera à se transformer par l'assimilation et l'intégration des divinités locales. Outre sa descente particulière, chaque avatar a également une présence contemporaine, et reste ainsi accessible aux adeptes, ce que reflète la dédicace de tous les temples vishnouistes à des manifestations particulières du dieu.
Krishna et Rama sont, de loin, les manifestations les plus importantes et les plus vénérées de Vishnou. Le premier en particulier, héros de la Bhagavad-Gita, est la divinité principale de différents mouvements de dévotion ou bhakti, qui le présentent comme un dieu aimant et aimé. Rama est devenu très vite l'objet d'un culte particulier, et a pris une place de dieu suprême dès le XVème siècle pour les adeptes de la secte des «?Ramanandis?». C'est Rama que Gandhi a invoqué avant de mourir.
Assimilé au soleil, Vishnou est souvent représenté comme tel. Les représentations habituelles le montrent debout ou assis en lotus, portant une haute couronne, et tenant une conque, un lotus, un disque et une massue au bout de ses quatre bras. Sa première épouse est Lakshmi (appelée aussi Shri, Beauté), la déesse de la Beauté et de la Fortune. Sa deuxième femme, Bhudevi, la déesse de la Terre, est aussi souvent représentée avec lui. La monture ou animal-support du dieu est l'homme-oiseau Garuda.
Autour de son index arrière droit circule la "Sudhdarshan Châkra", "Spirale de l'éveil". Il s'agit d'une petite scie circulaire qui décapite les forces du mal. Dans sa main avant droite, le Lotus, symbole de l'Hindouisme. La "Shanka", "conque", est tenue par sa main arrière gauche, et enfin la Gadha, massue pour fracasser le crâne des ennemis. Il est marié à Laxmi, déesse de la Prospérité.
Krisna

C'est une des 10 incarnations de Vishnu. Ce dernier l'a choisi pour détruire le tyran Kaunsa, roi de Mathura, royaume s'étendant sur la majorité de l'Inde. Kaunsa est un manipulateur, étendant son royaume en n'hésitant pas à tuer de nombreux innocents, et en ayant trahi ses alliés. Krishna est représenté toujours à la peau bleue et debout avec les jambes croisées jouant de la flûte. Il a toujours 1,2 ou 3 plumes de paon sur sa couronne, ou attachées à ses cheveux. Il joue de la flûte, qui envoûte ceux qui l'écoutent. La vache est son animal de compagnie. On attribue à Krishna de nombreux miracles comme ici, dansant sur les têtes de Kaliya, cobra à têtes multiples. Krishna est considéré comme le Dieu de l'Amour et du Jeu. On le représente parfois au milieu des gopîs, -(ses danseuses et campagnes)- s'occupant à des plaisirs charnels avec elles.
SHIVA : Le destructeur

Il est le symbole de fertilité, d'ascétisme et de destruction. Shiva signifie ?"le Favorable". Comme Vishnou, il est l'objet d'une mythologie élaborée.
Shiva exerce un pouvoir total sur le cosmos, résumant en lui-même les fonctions de toutes les autres divinités.
Un des signes de la nature paradoxale de Shiva est le fait que se soit est un ascète pourvu d'une famille. Son épouse est Parvati, souvent assimilée à la Grande Déesse dans ses formes terrifiantes et pleines d'énergie. Shiva et Parvati ont deux enfants, Skanda qui a six têtes (Karttikeya) et Ganesha à la tête d'éléphant?; tous deux sont l'objet de cultes indépendants et importants. Divers animaux sont associés à Shiva, notamment Nandi, le taureau qui lui sert de monture ou de véhicule, et le cobra.
Les représentations anthropomorphiques communes le montrent assis sur une peau de tigre, en train de méditer, les cheveux nattés, portant une guirlande de serpents ou de crânes.
Dans sa main droite, le Trishula, "trident". Arme fatale à ses ennemis, qui les égorge sur-le-champ. Dans sa main gauche, le "Damaru", instrument de percussion avec lequel il danse. Shiva a un 3ème œil, au milieu du front, qui doit rester fermé. Si jamais cet œil s'ouvrait, toute création serait immédiatement réduite en cendres.
Depuis sa tête jaillit le Gange, le fleuve sacré. La figure dansante de Shiva est appelée "Natarajah". Autour de son cou, un cobra, qui empoisonne les ennemis de son maître. Shiva est l'époux de Parvati, et le père de Ganesh. Shiva est ici l'image de la Yoga: l'ascète, loin de tout, perdu en méditation.
Un jour un dieu empoisonnât toute la mer alors Shiva rassembla tout le poison dans ses deux mains et le but. Sa peau prit alors la couleur bleu, et de ses larmes touchant le sol naquit les serpents et de ses urines les scorpions.
DATATRY: Union des trois divinités

En tant que triade formelle, cette union est d'origine plus tardive dans le développement de la pensée hindoue.
GANESH:
Ganesh est obèse,(il a 2 autres noms: Ganapati, et le 2ème moins courant: Vinayak), il est presque toujours représenté assis sur un trône. Fils de Shiva et Parvati, il a un frère cadet: Kartik.Il est le Dieu du Savoir et de la Vertu, son unique tâche est de détruire le mal. Pratiquement tout le monde a vu une représentation de ce Dieu. Il est facilement identifiable grâce à sa tête d'éléphant.
L'origine de cette tête ; Shiva est en guerre contre les démons. Pendant ce temps, Parvati, épouse de Shiva, met au monde son premier enfant: Ganesh en personne, (avec une tête normale). Un jour qu'elle se baigne dans les eaux glacées de l'Himalaya, elle demande au petit Ganesh de surveiller l'entrée de la pour empêcher quiconque de rentrer. C'est alors que Shiva revient de guerre, et évidemment ignore que sa femme avait accouché durant son absence. Il s'apprête à aller saluer sa femme lorsqu'il aperçoit un enfant, une hache à la main, surveillant fermement l'entrée. Il lui demande de le laisser passer, et le petit Ganesh refuse tout naturellement, ne savant lui non plus que Shiva est son père. Celui-ci indigné qu'un petit Dieu lui manque de respect, lui tranche la tête avec son trident. Parvati, bouleversée, lui fait savoir qu'il vient de tuer son propre fils, et lui ordonne de le ramener à la vie. Vishnou et Brahama ont du intervenir pour éviter une guerre, Shiva se décide pour une tête d'éléphant, créature symbolisant la vertu et la protection en Inde. Cependant il a du prendre un éléphanteau qui n'était rejeté par sa mère car il est interdit de séparer une mère de son enfant. J'ai pu remarquer qu'il y avait autant d'histoire différente sur la vie de Ganesh qu'il y a d'indien
Ganesh est le protecteur du foyer , il est présent dans pratiquement toutes les habitations et vénéré tous les jours.
Son symbole est la croix solaire, le Svastika . Elle peut être faite dans le sens horaire ou trigonométrique (cela dépend des régions). Ce symbole sacré est la marque de bienvenu et porte chance, elle est très présente, on peut la voir partout en, sur les temples, les rischaws, les habitations, et sur les murs des rues (attention: il ne faut surtout pas confondre cette croix avec une autre bien connu).
PARVATI:
C'est une fille de la montagne, épouse de Shiva avec qui elle partage les même attributs de l'ascèse et du renoncement. C'est aussi la mère de Ganesh, dieu de la chance et de la sagesse. Pavati est la femme parfaite, elle est souvent représenté assise tenant ente ses bras son fils.
III Notion sur la religion croyances
KARMA
Karma signifie en sanskrit «actions»,c'est l'ensemble des actes, bons ou mauvais, d'un individu, conservés par sa vie antérieur. C'est aussi l'énergie antérieur qui compose le corps.
Il y a différentes interprétations. Le karma positif accumule les bonnes actions en vue d'obtenir une renaissance favorable.
Le karma détermine tout ce qui arrive à un individu, on lui attribue un rôle lié à la destinée, à l'intervention divine.
Le karma possède deux forme, la première appelé prarabdha est déterminée à la naissance et évolue pendant la vie et la seconde (sanchita) reste latent pendant cette vie, accumule pendant la vie des énergies et devient mature dans une vie future.
Le cycle des réincarnations.
Pour les hindous le corps est uniquement une enveloppe charnelle, la vie est constitué de souffrance notamment du aux plaisirs. Un hindous cherche à s'arracher à la chaîne renaissances (samsâra) , ainsi son âme sera libéré et atteindra la perfection. Un hindou effectue aux cours de sont cycles plus de 45 millions de vie végétale et sous forme d'insecte puis 10 mille vies animales avant d'avoir une vie avec une enveloppe humaine. Lors de sa première vie il est un "intouchable", caste la plus basse il vie dans la plus grande misère. S'il se conduit bien et si son karma est positif il renaîtra dans une caste supérieures.
Mourir dans une ville sainte est un point très favorable pour échappé aux cycles.
Les quatre étapes de la vie.
Un hindou doit au cour de sa vie humaine effectuer certaines actions afin d'améliorer son karma. Il y a quatre étapes.
La première, l'apprentissage l'étudiant brahmanique ou brahmacârin va à l'école à partir de 8 ans jusqu'à 16 ans.
La deuxième : Maître de maison ou grihastha (à partir de 16 ans)
La troisième, la retraite religieuse à partir du moment où l'on commence à avoir des petits enfants.
Et enfin le renonçant complet, ou samnyâsin: vie érémitique errante. L'hindou doit se détacher de son vivant a tous les liens et bien de la terre. Ils se retire souvent dans une ville Sainte telle que Bénares ou Harridwar.
Les trois naissances de l'individu
" L'homme naît trois fois.
La première fois, il naît de son père et de sa mère. Puis quand il se sacrifie par le lot du le mariage, il naît pour la seconde fois.
Quand il meurt et qu'on le dépose sur le bûcher, de là il renaît au ciel, c'est alors qu'il naît pour la troisième fois. La crémation constitue donc la troisième naissance.
Les Castes
Tous les Hindous ne sont pas égaux en droits. La croyance de l'autorité des Vedas et celle des Brahmanes oblige les hindous de reconnaître l'existence de classes sociales (varnas) dont l'appartenance est déterminée à la naissance. Le système des castes est à l'origine des Aryens, et il est toujours présent aujourd'hui. A l'origine, seules 4 castes étaient instaurées: Les Brahmanes, les plus privilégiés en droits, qui sont les prêtres et les enseignants, ensuite les Kshatriyas -"chasseurs" en sanskrit- qui regroupent les guerriers et les rois, puis les Vaysas, se constituant d'artisans et agriculteurs, et enfin les Shudras: les serviteurs.
Aujourd'hui, il y a plus de 3000 castes ! L'une des castes les moins favorisées est celle des Intouchables. Les autres castes n'ont pas le droit de leur adresser la parole, ni d'avoir des relations avec elle. Ces 3000 castes sont des divisions de la caste des Vaysas, représentant un gros pourcentage des Indiens.
On a divise la société en caste car chacun à un destin propre, selon ses croyances, ses incarnations précédentes, son travail, son groupe ethnique et linguistique, en bref selon son appartenance à une caste. Cela tient dans le concept du "Dharma", mot sanskrit qui signifie "Devoir religieux", ou encore "Obligation morale".
Contrairement aux autres religions, il n'y a pas d'orthodoxie propre ni d'Eglise organisée. Reste la littérature védique qui prônent aux Hindous de ne pas manger de bœuf ; les bovidés surtout la vache- étant considérés comme sacrés. (insulter, frapper, tuer une vache en Inde est considéré comme un outrage, de plus la vache est l'animal de compagnie des dieux Krishna et Shiva). La polygamie, et le sacrifice animal et humain sont également interdits. Mais il faut faire des offrandes comme des fruits, des livres, et de quelques pièces de monnaie.(ces 3 facteurs, parmi d'autres, représentent une divinité particulière, par exemple, la pièce de monnaie est l'image de Laxmi, déesse de la Richesse).
Les Vaches Sacrées
Les vaches en Inde sont sacrées, elle est parfois considéré comme la mère de la terre, elle protège. La vache est un animal de compagnie (notamment celui de Krishna réincarnation de Vishnou). La protection religieuse dont elles sont l'objet peut s'expliquer par un souci de sauvegarder le bétail durant les périodes de famine. Elles sont présentes vraiment partout, de la sortie de l'aéroport jusqu'aux plein centre des villes. Au début c'est assez surprenant mais à la fin du séjour je n'y faisait plus attention. Cet animal est respecté, dans les villes, ils appartient à une famille, le matin le propriétaire la lâche dans la rue, elle se promène toute la journée, le soir elle revient toute seul, le propriétaire la lave, la brosse, lui trait un verre de lait et lui fait boire puis elle passe la nuit dans l'habitation bien que parfois les enfants dorment eux dans la rue devant leur entrée.
La vache se nourrie des déchets dans les rues, au début j'étais gêné de jeter à même le sol mes peaux de bananes car les poubelles n'existe pas alors qu'à la fin je me suis rendis compte que je nourrissais les vaches. Les indiennes ne les frappent jamais mais quand elles sont en plein milieu du passage, ils en font consciencieusement le tour même les chauffeurs de bus qui conduisent comme des fous qui sont prêt à écraser n'importe qui s'arrête quand une vache est assise tranquillement en plein milieu de la route.
Les indiens sont végétariens, ils est inconcevable pour eux de manger du bœufs, le gouvernement voulait même un moment importer les vaches d'Angleterre lors de la première crise de la vache folle et les mettre dans des parcs pour qu'elles ne soit pas abattues.
Les Sadhus
Les sadhus sont des mendiants religieux, ils sont à moitié nus, portent des draps couleurs safrans, ils ne se peignent ni se coupent les cheveux, marchent un grand bâton. Ils parfois recouvert de cendre comme leur dieux Shiva. Ils ont fait vœu de renoncement au monde se des personnes de familles pauvres qui ont choisit cette manière de vivre ou des hindous entrant dans leur 4ème étape de leur vie que leur vie familiale était achevé et qu'il était tant de se débarrasser de tout lien temporel. Ils sillonnent le pays sur de long distances prêche la bonne et méditent. Certains vivent dans la jungle, ils n'ont besoin de rien, ils ne demandent généralement rien, se sont leur dieu qui est sensé subvenir à tout leur besoin.
Toutefois de nombreuses Sadhus dérogent à cette règle et de demandes de l'argent, j'en ai même rencontré qui me réclamait de l'opium à des fins religieuses pour pouvoir parler à son dieu Shiva, sans cette drogue il n'y arrivait pas.
Kama-Sutra
La traduction de kama-Sutra est aphorismes sur le désir, c'est un traité philosophique dont l'objectif est de prodiguer un enseignement pratique permettant l'accomplissement de la jouissance physique et l'attitude des femmes. Il est notamment dit qu'une bonne épouse doit savoir danser chanter, bricoler, faire la cuisine et parler aux perroquets. Le traité adopte une division en sept livres. Le premier est consacré à l'amour et la recherche du plaisir sensuel, considéré comme l'une des trois «finalités de l'homme», les deux autres étant la dévotion et la morale d'une part, la satisfaction des désirs matériels d'autre part. Les livres suivants renferment un exposé des techniques qui concourent au plaisir amoureux, une description des variantes de l'amour physique avec différents types de partenaires amoureux (jeune fille, épouse, femme d'autrui et courtisane). Le dernier livre, enfin, s'intéresse aux breuvages aphrodisiaques et autres excitants. Malgré la richesse des informations que ce traité nous livre sur les mœurs de la civilisation indienne ancienne, le Kama Sutra a longtemps été réduit en Occident à un simple texte à caractère immoral et obscène.
A khadjurao, les statues érotiques ont pour but d'enseigné aux jeunes bhramans étudiants adeptes du dieu de la création la sexualité. En Inde le sexe n'est pas du tout un sujet tabou et ni un problème sociologique. Enormément d'indien ont abordé ce sujet avec moi en passant par me proposant des femmes ou autres (non prostituées) jusqu'à me prêter leurs images pornographiques. Je n'ai senti la chose comme malsaine mais plutôt comme une chose normal, logique.
Yoga
yoga du sanskrit yuga, «joug» et « lieu. Le yoga affirme que, par la pratique de certaines techniques, on peut réussir à se libérer des faiblesses de la chair, des illusions des sens et des embûches de la pensée et à atteindre ainsi la communion avec l'objet de la connaissance. Selon cette doctrine, une telle communion constitue le seul véritable mode de connaissance. Pour la plupart des yogi (personnes qui pratiquent le yoga), l'objet de la connaissance est le Brahman, la « Loi suprême », l'esprit universel. Une minorité de yogi athées recherchent la connaissance parfaite de soi plutôt que celle de Dieu. Dans tous les cas, le but suprême de toute pratique du yoga est la connaissance. Le yoga insiste sur le fait que l'entraînement physique et mental ne doit pas se donner en spectacle, mais servir seulement à des fins spirituelles.
La pratique du yoga comporte 8 étapes menant à la connaissance parfaite :le contrôle de soi (yama), l'observance religieuse (niyama, les postures (â sana), la discipline de la respiration (prânâyâma), la maîtrise des sens (pratyâhâra), la maîtrise de l'esprit (dhâranâ), la méditation (dhyâna), la contemplation (samâdhi), lors de laquelle la pensée est totalement absorbée par la connaissance, par son union et son identification avec cet objet. Le samâdhi libère le moi des illusions des sens et des contradictions de la raison. L'ultime peut rarement être atteinte en une vie. Il est généralement admis que plusieurs naissances sont nécessaires.
Om ou Aum

Om est un son très court qui a été prononcé lors de la création de l'univers, le symbole ci dessus représente son écriture en sanskrit. Il est aussi prononcé lors de la méditation transcendantale au Yoga, son son est très long.
Tika
Point rouge que les hommes et femmes se mettent sur le front, symbole religieux pour la consentration et la communication avec dieu. Ce point peut être fait en le peignant avec de l'hennés, ou collant une pastille de velour. Il est aussi porté par les femmes par coquetterie.
IV Rites et pratiques
Les Rites Quotidiens
L'hindou est centré autours de diverses cérémonies personnelles ou publiques. Le culte (puja) consiste surtout en une succession d'obligations quotidiennes marquées par des invocations. Chez lui, le pratiquant entretient un feu sacré devant lequel il fait des offrandes au dieu invoqué. La famille peut faire effectuer le rituel et les sacrements (samskara) par un brahmane, quelle que soit sa classe sociale.
Une partie du culte se déroule au temple. Le pratiquant adresse ses prières à une divinité de son choix à qui le temple est dédié. Il peut apporter des offrandes et réciter des prières. La construction d'un temple ne se fait pas au hasard et intervient après de savants calculs astrologiques et numérologiques. Au centre du temple se trouve le "saint des saints" (garbhagriha) qui est la résidence du dieu pour qui le temple a été construit. . A quelques rares exceptions, et bien que l'accès au temple soit permis à tous, seuls les hindous peuvent pénétrer dans le saint des saints. Les fidèles déambulent autour de ce dernier dans le sens des aiguilles d'une montre.
On accède au temple par des portes dont certaines peuvent être monumentales et surmontées d'un gopura pouvant mesurer plusieurs dizaines de mètres et couvert de statuettes de divinités. Dans les temples les plus importants on peut trouver des halls (mandapas) reliés au centre du temple par des couloirs, des piscines où les fidèles se baignent pour se purifier, des monastères, des écoles.
Il va aux temples régulièrement mais de manière fréquente, la prie jette des fleurs, fait des offrandes, se purifié. Il n'y aucune généralité en ce qui concerne la manière dont se déroule un office religieux, cela dépendant du temple du dieu.... Il est assez dur de comprendre leur action et leur ferveur quand on n'est pas croyant, les Indiens ne pourraient eux même pas expliquer leur acte, ils le vivent et le ressentent, se naît d'ailleurs pas le but de la religion ni sa vocation que de former des réponses claires et cartésiennes.
A Bénares dans le temple les offices commençaient à 18 heures, les gens s'agenouillaient et priaient en chantant et en lisant des écritures saintes gravées sur les murs pendant une heure puis font des offrandes.
Dans toutes les maisons ou lieux d'habitations (bus pour les chauffeurs), il y a la réplique d'un petit temple avec à l'intérieur la statue d'un dieu, en générale Shiva ou Pavati assise tenant dans ses bras son fils Ganesh. Les Hindous tous les matins et sir fait une prière, il jette des fleurs sur son temple, secoue une cloche au-dessus brûle de l'ensent.
Le rituel le plus déroutant que j'ai observé est c'est produit un soir à Bénares, un homme jouait du tambourin devant un feu et un crâne sue un pic. Je n'ai pas compris son sens.
Les Processions
Il y a un très grand nombre de procession en Indes du fait de la multiplicité des dieux. A Jaipur, il y a toutes les années le 2 août une procession en l'honneur du dieu TEEJ, elle est aussi appelée fête de la mousson. La déesse Pavati, habillé en jeune mariée, est la divinité d'honneur. On fête le jour où elle a quitté la maison de ses parents pour celle de son mari Shiva. Un cortège d'éléphant et de chameau l'accompagne. La ferveur est grande les policiers sont très stricts sauf avec les occidentaux, on leur réserve même des places. C'est aussi une fête en l'honneur des femmes.
Les Pèlerinages
Certain pèlerinages (tirthayatra) plus ou moins importants et leur origine est très ancienne. Les raisons pour lesquelles les pèlerins se rassemblent à un endroit sont diverses. Il peut s'agir des rives d'une rivière ou d'un fleuve comme le Gange, des endroits où ont soi-disant vécu des personnages légendaires, ou des endroits où se sont manifestées des divinités.
L'Inde compte sept villes sacrées (les tirtha): Ayodhya (dédiée à Rama); Mathoura (Krishna); Haridwar (site où le Gange surgit de l'Himalaya); Varanasi; Ujjain (Shiva); Dwarka (Krishna) et Kanchipuram. Dwarka est aussi un des points cardinaux (dham) de l'Inde sacrée (celui de l'est). Les trois autres sont Badrinath au nord, Rameswaram au sud et Puri à l'ouest.
Varanai (Bénares) est le pèlerinage le plus important, tout hindou doit au moins se rendre une fois dans sa vie dans cette ville sainte se purifier dans le Gange.
Le cérémonial s'exécute avec un ordre très précis, l'homme vient sur le ghat, se déshabille se baigne et se lave, ensuite lave ses vêtements et en remet des propres qu'ils avaient apportés. Les femmes, elles viennent généralement par deux, elles se baignent chacun leur tour avec leur sari (vêtement traditionnel indien), puis sa compagne l'aide à se changer.
Les moment de plus grande influence est 18 heures.
Le Gange est un fleuve sacré, il est sorti de l'œil de Vishnou puis il a été arrêté par le sourcil de Shiva qui l'emprisonna dans sa chevelure avant de le laisser descendre sur terre purifier les cendre des 60 000 fils du roi Sagara brûlés par un éclair de colère du sage Kapila.
Un mythe attribuait au Gange une pureté légendaire, la réalité est tout autre. Le Gange tous les jours célébrés en Inde. A Bénares dès la tombée de la nuit des bateaux par te sur les flots pour lui fait des offrandes en fleur en fruit, de nombreux chants les accompagnent.
A Harridwar et Rishikesh, il y a tous les soirs la cérémonie des bougies appelée arathi, un prêtre dit une prière au micro en allumant des lampes a l'huile. Les Indiens prient en disant : « Mother Ganga », ils sont tres concertrés, puis ils déposent sur le fleuvedes lampes de terre cuite confectinnées à l'aide de feuille de bananier sur lesquelles sont disposé des pétales de fleurs enguise d'offrande. C'est une action bonne pour le Karma et pour avoir une vie longue et heureuse.
Les Crémations :
La crémation sert de purification de l'âme et aussi de délivrance, elle est aussi appelé la 3 naissance de l'individu.
Le corps du défunt est voilé d'un drap rouge, pour les femmes, blanc pour les hommes et doré pour les vieillards sans distinction de sexe. Puis il est transporté jusqu'au ghât sur une sorte de brancards en bois porté par quatre personnes. Deux personnes les précèdent et jettent des fleurs pour accompagnée la marche funèbre, les deux premiers porteur s crient : « God » et les deux de derrières réponde : « is here ». Cela signifie dieu est ici, il accompagne le mort. Le reste du cortège suit, les gens marchent avec une vitesse impressionnante en regardant fixement le sol. Lors de sont passage la population autour s'arrête et fait un signe de prière.
Le mort arrive ensuite sur le ghât, le fils aîné se lave dans le Gange pour se purifier, se rase la tête, sort et s'habille de blanc. Il prend ensuite une torche fait cinq fois le tour du bûcher dans le sens inverse des aiguille d'une montre, les hommes de la famille suivent. Les cinq tours représentent les cinq éléments qui sont le feu, l'eau, la terre, le ciel et la religion. La femme n'a pas énormément de rôle important, jusqu'en 1829 elle était jeté vivent dans le bûcher avec leur mari, se sont les Anglais qui on abolit cette coutume.
Le corps mais environ 3 heure pour brûler , au bout de ce temps, le fils ainé remplit une cruche en terre avec de l'eau du Gange et la jette sur le bûcher. Quand la cruche se brise cela signifie que tous les liens du défunt avec la terre sont rompu, l'âme est délivrée. Apres avoir accomplie cet acte le fils marche droit devant lui en baissant la tête. Les cendres et les restes du cadavre sont jetés du cadavre sont jeté dans le Gange. Dix jours plus tard tous les hommes de la famille reviennent sur les lieux de la crémations se lavent dans le Gange et se rasent la tête, ils se vêtissent d'habits blancs qu'ils porteront durant un moi.
Seuls les Sadhus, les nouveau-nées et les vaches considérés comme purs, ils ont encore un bon Karma ne se sont pas brûlés mais directement immergé dans le fleuve. Les familles pauvres ne peuvent pas acheté assez de bois pour une crémation complète alors ils dépose le cadavre à demi consummé dans l'eau.
Partie 2 : Influence de la religion sur la société
I Mentalités
La religion est vraiment présente a chaque instant en Inde, aussi bien physiquement que dans les mentalités. Dans toutes les maisons, il y a des icônes et des statues de dieu. Dans les rues il y a de nombreux autels, lingams (symbole religieux de la fécondité). La croix de Svastika signifiant la bien venu est inscrite sur un grand nombre de taxis et habitation. On peut aussi observé de nombreux sadhus, notamment dans les gares et près des temples. La religion fait partie intégrante de l'Inde, il est d'aborder ce pays sans y être confronté. Chaque homme et chaque femme ont une attitude, un comportement en fonction de leur croyances.
Les devoirs religieux sont nombreux, les étapes de la vie qui apparaissaient comme « normale » ou logique pour un Européen, sont elles dictée en Indes par les quatre âges ou étapes de la vie : apprentissage, mariage, retraite.
Les indiens croient en leur karma, pour qu'il soit bon et qu'ils puissent échapper aux cycles des réincarnations, ils doivent avoir un bon comportement et faire de bonnes actions. Je n'ai jamais vu ni sentit un hindous violents ou agressifs, régulièrement ils donnent l'aumône aux pauvres, aux sadhus et aux prêtres.
Le karma représente aussi la destiné et cela ne peux pas être changé. Tout ce qu'ils leur arrivent est volonté de leurs dieux. De ce faite les indiens sont très fatalistes. Il attend que les choses se passent. D'ailleurs la notion du temps, leur échappent complètement, ils ne sont jamais pressés et ce n'est pas plus mal.
Les intouchables est la caste la plus basse, les gens qui en font partie non strictement rien, le soir ils s'endorment sur la route. Ils acceptent le sort avec un courage et un fatalisme impressionnant. Mais jamais ils ne se plaignent, ou essayent de changer les choses. Il y a ici une très grande différence de mentalité entre l'Europe et l'Inde et de nombreuses réflexion et remise en question.
Les hindous ont très grandes convictions et ferveur en leur religion. A chaque rituels ils sont très concentrés, quand ils prient, on a l'impression qu'ils sont en transe.
II Conditionnement
Les castes divisent et hiérarchise toute la société, la religion oblige les indiens a se soumettre à cette règle et maintient ainsi la stabilité. Les hindous ne naissent pas égaux en droits, un homme naît en appartenant à une caste, et il ne pourra plus jamais évolué. Le choix de son futur métier est limité, l'accès aux études est réglementé suivant la caste. Les contrastes pauvres riches existent mais son en plus inéchangeable. La religion ne laisse pas un homme le choix de sa manière de vivre de plus, le karma constitue aussi la destiné, le libre n'existe pas. Des quartiers sont créés par la population d'une même caste qui regroupe un corps de profession. Ce n'est d'ailleurs pas un que la caste des Brahmans gardien de la religion, prêtre et enseignants, soit la plus haute. Ceux qui instauré les castes, et guident les fidèle le font dans leur intérêts. Ils favorisent aussi les riches en les protégeant car ils financent les temples.
Le mariage entre deux êtres s'effectuent toujours entre deux personnes de la même caste. Les films indiens traitent pratiquement toujours de ce thème. Mais à la fin du film le mariage n'a jamais lieu entre membres de différentes castes car leur bonheur est impossible... La morale oblige la société à respecter les règles.
Les relations historiques entre la religion Musulman et Hindouiste (invasions passées) entraînèrent des migrations de population et sont la cause de heurts politiques toujours d'actualité. Les rivalités entre ses 2 religions sont très fortes et créent des tensions. L'une des raisons principale est que les musulmans ont accès à toutes sortes de métiers et sont donc plus prospères et qu'ils peuvent avoir plusieurs femmes (la religion hindouiste est monogame), cela attire la jalousie des hindous. Au Cachemire état mitoyen du Pakistan, la tension est très réel, la région est militarisé.
L'agriculture privilégie certaines cultures à cause de la religion. La population végétarienne, il ne mange jamais de viande. On peut trouver du mouton et du poulet. L'élevage est peu répandu. La religion met l'accès indirectement sur certaine activité et privilégie certaine culture. Ils est dit dans les Vedas de manger un bol de riz complet par jour. Il faut quand même relativisé, les hindous produisent énormément de riz car cette culture est assez facile.
III Pouvoir politique
L'Inde est un pays de grande superficie qui possède un gouvernement central. Or d'une région à une autre, le mode de vie est très différent, nous pourrions penser qu'il existe des frontières. Ces contrastes n'étant pas guidés par le pouvoir politique, nous constatons d'une manière flagrante que la religion à une grande importance.
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, la politique hindouiste, plus précisément extrémiste, est loin d'être pacifiste. Violemment nationaliste, elle prêche le développement du système des castes et l'écartement de toutes les autres religions, en particulier l'Islam, deuxième grande religion de l'Inde. Le pouvoir politique est actuellement inébranlables.
Pour cela il suffit d'observer un fonctionnaire au travail, ils strictement impossible de discuté avec lui. Il ne déroge jamais aux règles quelqu 'elles soient.
IV Mes impressions
L'hindouisme est extrêmement complexe et très vastes. Chaque indien intègre les écritures sacrées comme il le ressent, a sa manière. Pour chaque mot ou coutume, j'avais une définition, une explication différente de la part des hindous, il y a une idée générale qui reste et le nombre de variante est infini. Ce qu'il y a de fabuleux c'est que la religion évolue en permanence, elle intègre tout, toutes les légendes sont pris en compte. J'ai même pu observer plusieurs fois l'image du Christ dans les maisons, il est lui aussi considéré comme un dieu, ou que Le Gauta Bouddha est la réincarnation de Vishnou et non le fondateur du Bouddhisme. Dans cette religion d'ailleurs il n'y a pas de prophète tous les hindous sont des prophètes. Cela explique la multitude des dieux environ un million. Le cycle des réincarnations étant considéré comme infini, les histoires de mythe et de légende s'enchaînent les unes aux autres, quand une personne meurt, elle renaît et retourne voir ses proches, les possibilités sont donc elle aussi infini et on n'en sort jamais.
Les indiens sont très fiers de leur religion, ils aiment en parler, plusieurs fois des hindous qui je ne me connaissais pas sont venus spontanément me donner des explication sur des rituels ou m'ont présenté leur dieu sans que se soit moi qui aborde le sujet. Je ne compte plus le nombre de fois ou j'ai été invité à me baigner dans le Gange. Ils sont très croyant, et il pratique la religion avec une grande ferveur et conviction très forte. De plus tous les indiens sont pratiquants, cela m'est arrivé de dire que je n'avais pas de religion et que je n'appartenais pas à une caste, ils ne comprenaient pas c'était pour eux quelque chose d'inconcevable car si en Inde tous les indiens ne sont pas hindous, tous les indiens sont croyants et font partie d'une caste. L'islam deuxième religion de l'Inde bien quelle pratique une philosophie différente est une caste, celle des musulmans. Les hindous mettent vraiment tout leur cœur dans leur croyance c'est pour cela qu'il est parfois très difficiles de comprendre l'hindouisme quand on ne naît pas hindou, il faut déjà deux ou trois vies à un hindou, alors pour un occidental...
Toutefois l'hindouisme et son système de caste a ces limites, c'est de la que se fonde la philosophie Bouddhiste réfutant l'inégalité entre les hommes.
Ce qui a de fabuleux en Inde c'est qu'il y a toujours quelque chose qui nous dépasse, qui nous échappe, il ne faut pas arriver en Inde en conquérant, avec une très grande humilité. En Inde j'ai appris le respect de gens, de leur croyance, la patience (la notion du temps est une chose qu'ils ne connaissent pas), la sagesse et l'humilité. Paradoxalement l'Inde est un pays qui est toujours en effervescence, il y a toujours du bruit et plein de monde, les indiens sont « complètement fous » dans les gares, sur les routes, dans les rues, à la poste c'est l'anarchie partout... Ils font tout avec une très grande ferveur. J'ai pu un observer un très grand nombre de voyageur (les routards sont très sollicités) qui avaient craqué mentalement, qui avait du mal à supporter les visions d'horreur des intouchables et des conditions de vie. Cela m'a fait penser à la fable de la fontaine le chêne et le roseau : « le chêne rompt, le roseau plie ».
Le voyage était fascinant, il m'a permit de relativisé de nombreuses choses et tout remettre en question. En Inde j'ai enfin tout compris, que l'on ne comprenait rien.
-« Vous ne comprenez pas ? C'est normal..... »
Lexique
A
Aryens: Aussi appelés "Indo-Européens". Peuple du Moyen-Orient qui a instauré l'Hindouisme en Inde vers ~2000 av. J-C.
Atman: "Âme", en Sanskrit. L'âme est indestructible, elle circule infiniment lors de la Réeincarnation.
Aum: son produit lors de la Création de l'Univers. Symbole de création et de bien-être. Les yogas disent "Auuuuuummmm" pendant une longue durée pour mieux se concentrer, afin de sentir l'énergie cosmique et relaxante en eux.
Avatar: "incarnation" en Sanskrit. Lorsque l'âme d'un être naturel ou surnaturel se retrouve à l'intérieur d'un autre corps. Krishna, par exemple, est une incarnation de Vishnu, autrement dit le corps de Krishna renferme l'âme de Vishnu.
B
Bajarang Bali: "Etre surpuissant" en Sanskrit. C'est un autre nom pour désigner Hanuman, divinité guerrière.
Bhagavad Gita: "Chant céleste" en Sanskrit. Le Bhagavad Gita raconte une seule scène du Maha Bharata, celle où Arjuna dans son char, est en guerre contre son clan adverse. Krishna est à ses côtés et l'encourage sous forme de prose. La Bhagavad Gita est donc le recueil des paroles philisophiques de Krishna qui s'adresse à Arjuna. Ces paroles, le "chant céleste", ont un double sens: ils conviennent aussi bien comme conseils de guerre à Arjuna que des paroles donnant sens à notre vie.
Bhajan: prière sous forme de chanson, chaque bhajan est consacré à une divinité, ou à un couple de divinités comme Shiva et Parvati. Les bhajans, à l'origine, sont en Sanskrit.
B.J.P: Bharat Janata Party. Parti du Peuple de l'Inde. C'est le parti politique ultra-nationaliste par excellence.
Brahmani: 1ère caste des des enseignants et des prêtres. Cette caste existe toujours aujourd'hui, c'est celle des familles riches.
C
Caste: Classe sociale fondée sur l'occupation et le métier de chaque Hindouiste.
D
Datatry: En Sanskrit, "unité de trois". Union de Brahma, Vishnu, et Shiva en un seul corps, avec 3 têtes et 6 bras.
Devanagari: Très important. C'est un style de fonte, qui s'utilise pour écrire notamment le Sanskrit, le Hindi, et le Marathi. Pour donner une idée, les lettres ont plus de "design" que les lettres arabes.
Dharma: "Devoir envers la religion et soi-même" en Sanskrit. C'est le concept du système des castes, selon lequel chacun jouit de plus ou moins de liberté selon son activité, son métier, et son appartenance linguistique.
Dravidiens: Peuple repoussé au sud de l'Inde par les Aryens. La différence se fait facilement entre un Aryen et un Dravidien. Ce dernier a un teint très foncé, presque violacé. Les Dravidiens ne sont pas des Hindouistes au sens propre (pas de littérature védique ni d'ancien système des 4 castes)-, mais ont beaucoup influencé les pratiques dans la religion.
G
Ganapati: Autre nom de Ganesh, divinité du Savoir et de l'Intelligence. voir Ganesh.
Ganesh: Divinité à tête d'éléphant. Fils de Shiva et de Parvati. Représente la Vertu et le Savoir.
H
Hanuman: Divinité qui est un singe à force prodigieuse. Le plus fidèle disciple de Rama.
Hindi: dialecte indo-européen, (ou aryen), langue nationale de l'Inde. Ecrite en Devanagari comme le Sanskrit.
J
Jai: "Vive ... !" en Sanskrit. exemple: "Jai Laxmi !"
Jayanti: "Naissance", "Avènement" en Sanskrit.
K
Kâli: Déesse redoutable, à la peau noire, dont la vocation est de tuer tantôt le mal, tantôt le bien. Dans les cultes dérivés de l'hindouisme, elle est supposée être l'épouse de Shiva.
Kerala: Etat au sud de l'Inde, voisiné par l'Etat du Tamil Nadu. Le Kerala est un Etat dravidien.
Krishna: Divinité, incarnation de Vishnu, destinée à tuer le tyran Kaunsa. Représente le jeu, la musique et la danse.
Kshatriya: Ancienne caste qui était constituée de rois et de guerriers.
L
Laxmi: Déesse, femme de Vishnu. Elle représente la richesse et la prospérité.
M
Maha Bharata: Epopée qui raconte la lutte du clan d'Arjuna. voir ici.
Mantra: prière récitée en Sanskrit, avec peu de mélodie, qui s'adresse directement à une divinité.
Marathi: dialecte aryen, écrite en devanagari comme le Hindi et le Sanskrit, parlée dans l'Etat du Maharashtra.
N
Natarajah: Forme de Shiva qui danse dans un cercle de feu. Cette danse met un terme aux forces du mal.
O
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P
Pounji: Vénération d'une divinité par des gestuelles et formules sacrées rituelles, tel qu'allumer une bougie, et faire tourner celle-ci autour d'une image ou statuette de la divinité, tout en récitant des mantras.
R
Rama: Divinité, incarnation de Vishnu. Rama a été désigné pour tuer Rawan.
Ramayana: Epopée qui raconte l'aventure de Rama qui a tué Rawan.
Rawan: Tyran qui a voulu abuser de Sita, femme de Rama.
Réeincarnation: Dans l'hindouisme, tout être vivant qui meurt retrouve la vie dans un autre corps d'être vivant.
S
Sanskrit: Mot qui signifie "Parfait". Il s'agit de la langue sacrée de l'Inde ancienne. C'est la première langue en devanagari.
Saraswati: Déesse de l'éducation et de la musique.
Shiva: Le plus grand Dieu dans la religion hindoue. Représente la force, et l'omnipotence. Il est chargé de prédire le moment de mort de chaque être vivant.
Shudra: La 4ème ancienne caste. Elle regroupait les serviteurs des souverains.
T
Tamil Nadu: Etat dravidien à l'extrême sud de l'Inde.
Tamouls: Egalement appelés Tamils. Peuple dravidien, qui date donc d'avant les Aryens, et qui