Vendredi 21 août 2009
Tach Rabat- Issy Kul
Nous étions en train de plier bagages lorsqu’un groupe à cheval s’arrête à notre hauteur. Nous reconnaissons avec plaisir le couple suisso-kirghize que nous avions rencontré à Bichkek et dont nous avait parlé Cid et Yann en Ouzbékistan. Nous sommes d’autant plus heureux de les revoir qu’en cherchant des infos sur les routes au Kazakhstan, nous sommes tombés sur leur blog et avons appris qu’eux aussi étaient venus au Kirghizstan en voiture. Nous en profitons pour leur demander quelques tuyaux…décidément les versions ne changent pas beaucoup…la route au Kazakhstan à l’air vraiment terrible. Nous prenons la décision d’abandonner la route entre Shymkent et Aqtöbe et de passer plutôt par Astana d’où nous rattraperons Aqtöbe.
Au moment où nous mettions en route Meiwenti, un papi vient à grands pas à notre rencontre et nous pose des tas de questions auxquelles nous ne comprenons pas grand-chose. Mais il ne se démonte pas et visite, un grand sourire aux lèvres, Meiwenti. Il repart comme il était arrivé, c'est-à-dire d’un bon pas bien gai et s’enfonce dans la plaine. A peine étions nous sortis de Tach Rabat que nous le croisons de nouveau sur la route. Il nous hèle et nous demande de nous emmener jusqu’à At-Bachy, un village dans lequel nous passons. Il est aimable et nous ne pouvons lui refuser ce service, nous l’embarquons. Il profite donc des joies du camion : placards et tiroirs qui s’ouvrent à cause des secousses et arrêt vidage de toilettes. Il n’arrête pas de faire des bonds assis à l’arrière du camion, la poussière commence à envahir Meiwenti mais rien ne semble pouvoir entacher sa bonne humeur et dès que je me retourne pour voir si notre papi est encore là, il met les deux pouces en avant en me hurlant « karacho » (super !). Génial...il adore le camion encore un peu il va nous demander de poursuivre la route avec nous. Il repère des revues de la Syrie et de la Jordanie que nous avions mis près des toilettes afin de les jeter. Il les prend, les feuillette et me demande s’il peut les prendre avec lui. Heureuse de pouvoir lui faire plaisir avec ces revues, je lui donne et il n’arrête plus de me remercier. Arrivés à destination, le papi endimanché dans plusieurs couches de manteaux, vestons et autres habits, me demande s’il peut embarquer la polaire à Fabrice qu’il trouve très à son goût. Je refuse, il ne faudrait pas abuser non plus ! Il descend, heureux de son petit tour dans un camion français, serre la main à Fab et me fait un baise main auquel il déroge en me laissant un gros bisou sur la paume. Que du bonheur ce papi là !
En une journée de route nous rejoignons le lac Issy-Kul. Nous arrivons à la nuit tombante mais nous savons déjà où nous allons bivouaquer : près d’un petit lac très joli à deux pas du lac Issy-Kul. Nous nous installons et finissons là la soirée. Mauvaise pioche car pendant la nuit des jeunes viennent draguer et impressionner des nenettes : vodka, musique à fond et cris au programme tout ça pendant presque deux heures.
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Lucie
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Samedi 22 août 2009
Issy Kul
Nous profitons d’un sol plat et du beau temps pour changer les plaquettes de frein que Gérard nous a amené de France. En une heure Fab a démonté et remonté les cloches des roues, tout ça sans aucun accroc. Nous réalisons que les mâchoires que nous avions fait ressemeler au Pakistan tenaient encore bien la route mais nous serons plus tranquillisés d’avoir des mâchoires neuves. Fab profite d’être dans les travaux mécaniques pour changer les joints du maître-cylindre et nous passons 15 minutes à purger le liquide de frein. C’est parfait, pour une fois nous n’aurons aucun problème.
Nous profitons du beau temps pour aller nous laver dans le lac Issy-Kul, c’est tellement agréable de faire sa toilette avec un espace infini plutôt que d’être ratatinés dans la douche de Meiwenti ! En fin d’après-midi nous prenons la route de Karakol mais la ville est beaucoup plus loin que nous le pensions. La nuit est proche, nous décidons donc de ne pas poursuivre notre route et bivouaquons à Lipenka, où nous avions déjà dormi avec les parents à Fab. L’endroit est tellement beau, dans un petit champs surplombant le lac, face aux montagnes enneigés.
Lucie
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Dimanche 23 août 2009
Issy Kul
Nous randonnons vers le village d’Ak-suu. Nous suivons la piste 4x4, le paysage est beau mais le Kirghizstan nous a habitué à tellement plus grandiose que nous en devenons exigeant. Nous flânons près de la rivière, nous faisons rôtir au soleil et marchons tout de même un peu. En fin d’après-midi nous partons vers Karakol à nous allons à Internet et mangeons un bon plat de viande au Café Kefir. Nous retournons de nuit bivouaquer à Lipenka, un des meilleurs bivouac du lac Issy-Kul !
Lucie
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Lundi 24 août 2009
Issy Kul - Tokmok
Matinée tranquille à Lipenka. C’est notre dernier jour à Issy-Kul, nous prenons le temps, admirons chaque sommet, détaillons le lac comme si nous voulions graver chaque détail dans notre mémoire. Mais la route est longue jusqu’à Bishkek et vers 15h nous plions bagage. En route, nous profitons du ciel bleu pour prendre un dernier bain dans le lac. Il est déjà 17h et nous sommes bien loin de Bishkek. Nous faisons une halte à Balikshy pour acheter un dernier saut d’abricots, un dernier poisson séché et un dernier pot de ce miel si réputé. Décidément, on met plus de temps pour partir d’Issy-Kul que pour y arriver !
La route est bonne jusqu’à Bichkek mais la nuit arrive et nous ne sommes même pas encore à la moitié du trajet. Il nous faut encore faire le plein d’eau car le réservoir est vide et à Bishkek nous n’avons pas trouvé de pompes. Repérer les pompes à eau la nuit n’est pas évident et nous perdons beaucoup de temps à chercher une pompe qui fonctionne.
22h30, nous retrouvons le bivouac dans la forêt où nous avions dormi avec Gérard et Nicole. Nous nous calons ici pour la nuit, Bichkek est encore loin et de toute façon nous serons plus tranquilles ici. Rouler de nuit n’est pas une mince affaire dans ce pays car comme dans beaucoup d’autres, les gens roulent en plein phares et avec les anti-brouillard. Mais l’avantage c’est que nous n’avons pas été inquiétés par les flics.
Lucie
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