Aujourd’hui c’est jour de vidange, la première, cela devait bien se passer mais malheureusement non. Au moment de desserrer la cartouche, l’outillage made in China se casse misérablement. Un des deux rivet de fixation de la sangle de serrage rompt, le deuxième ne tarde pas à suivre. Un peu de persévérance et d’imagination, me voila parti dans le démontage de l’outillage, je fais sauter ce qui reste des rivets contre un sapin qui me sert d’étau et les remplace par des vis. Ca à l’air de tenir la cartouche vient. Gros nettoyage et nous voila partis.
Sur la route du retour en Syrie, nous passons dans la périphérie d’Amman et tombons sur le centre commercial Carrefour. L’envie est trop forte, on s’arrête prétextant deux trucs bidon à acheter. A l’entrée du centre commercial j’ai à moitié honte, c’est très chicos, il n’y a que des gens de la haute, il y a même un voiturier qui gare les merco. Et moi je suis en tee-shirt dégueulasse, en tongs avec plein d’huile sur les mains. Dans le carrefour rien d’extraordinaire à part une baguette de pain trop bonne. On ne peut pas de s’empêcher d’acheter un aspirateur 12 volts pour Meiwenti. C’était pas cher, mais bon quelle plaisir de consommer, d’acheter des merdes, ah je me déteste parfois.
Nous arrivons finalement à la frontière vers 16h, l’aurore approche. A l’entrée du poste frontière, le fonctionnaire qui met un dernier coup de tampon nous gratifie d’un dernier « welcome to Jordan », tout en validant notre papier de douane de sortie du camion. Les autres formalités sont super rapides il y a une taxe de sortie de 5 euros par personne Meiwenti y compris il n’y a pas de raison. A la frontière syrienne, on commence à bien connaître c’est la 4èmefois qu’on entre en Syrie, ça se passe très vite. Un petit sourire de Lucie au fonctionnaire nous permet de doubler les 15 personnes qui faisait la queue pour faire valider le carnet de passage en douane. Ca jase mais tant pis on est pas tous égaux. Ensuite on paye la taxe diesel, l’assurance et le bakchich officielle pour les routes syriennes.
On prend la décision d’aller jusqu'à Damas ce soir. La conduite change d’allure elle est plus sportive surtout dans le centre ville, faut vraiment s’imposer.
On s’arrête à un Internet café prendre l’adresse de l’ambassade Pakistanaise pour demain, puis on va se caler sur le mont Kassioun. Durant la soirée, le stress monte, si on a pas les visas pour l’Iran que ferons-nous ? Ce serait presque la fin du voyage ! On ne peut pas passer par le Kazakhstan en prenant un bateau en Azerbaïdjan, car au mois de janvier il fais trop froid. Sinon on repart à Moscou de la France ou on va au Mali. Non mais il n’y a pas de raison qu’on nous refuse le visa de l’Iran, tout le monde l’a.