Dimanche 18 janvier 2009
Arambol (Goa)
Cette plage, une fois installés, se révèle être un petit paradis, la plage est bordée de palmiers. Il n’y a, fait exceptionnel, aucun complexe immobilier, seulement des petits bungalow à l’écart et guest house. La ville est fréquentée par des anciens Hippies et néo-hippies. Ils font des séjours longues durée et ils remarquent à la couleur de notre peau que nous sommes nouveaux. Les cours de Yoga affluent sur la plage, des petits groupes se forment sur le sable chaud ou à l’ombre d’un arbre centenaire, et les blondes platines décolorées écoutent ou reproduisent les gestes de leur guru, qui a, lui aussi, une barbe et chevelure centenaire. Les autres activités sont jonglages, colliers de perles, jogging, musique et méditation. Chacun occupe ses journées à sa guise, ils ne font de mal à personne même pas à la planète. C’est du peace and love pur souche exprimant leur désaccord avec un mode de vie qui ne leur correspond pas : marge de gain à deux chiffre, surproduction, surconsommation, profit, rentabilité et autres conneries.
Au coucher du soleil, la méditation devient l’activité principale, les gens s’assoient dans la position du lotus face à la mer et ferme les yeux pendant plus d’une heure. Ma première réaction quand je les vois est de sourire gentiment et de critiquer plein pot. Mais finalement, après réflexion, je trouve cet exercice de relaxation très intéressant pour le bien-être. Le yoga est sûrement une forme de religion plus intéressante, et je trouve moins dangereux de méditer devant la mer que de se prosterner devant une statue divine sculptée par l’homme.
De mon coté, mes activités sont jogging et plein d’eau au puit avec les indiennes, j’ai du mal à faire couler mon bidon étanche qui après survécu à la descente du Maroni en protégeant le paquet de choco BN d’un gamin de 4 ans est utilisé comme cruche dans les eaux douces de Goa. Le soir petit resto de poissons où ne pouvons pas manger les gambas à la pensée des personnes qui se reconnaîtrons, nous attendons la subvention ou le retour au cabanon sur le petit village de la côte atlantique (mais vu qu’il y a pas de palmiers…on hésite encore !).
Fabrice
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Lundi 19 janvier 2009
Arambol (Goa)
Nous décidons de rester un jour supplémentaire à Arambol et d’en profiter pour faire quelques réparations et nettoyage que nous souhaitions faire depuis quelques temps déjà. Journée relax dans l’allée de la maison abandonnée. Nous sommes à l’ombre, nous avons le puit à côté et personne ne vient nous déranger. Nous finissons la journée par un bon bain de mer et lorsque nous rentrons au camion, une surprise nous y attend. La maison n’est finalement pas abandonnée et un homme est devant sa maison. Gênés, Fab va s’excuser et lui demande s’il souhaite que nous partions. J’imagine bien en France des gens qui s’installent dans l’allée d’une propriété privée…mais l’homme nous répond qu’il n’y a pas de soucis juste pour une nuit, que nous pouvons rester. Les goanais sont vraiment très sympathiques et relax.
Nous allons ensuite à Internet et pendant que je tchatte avec les parents, Fab se fait couper les cheveux chez le coiffeur d’à côté. Le coiffeur a une seule paire de ciseaux rouillés qui grince a chaque coup de lame. Il me revient avec une coupe à la G.I.JO mais il aura moins chaud, il les aimait tant ses cheveux longs ! Au retour nous récupérer notre lessive et partons au restaurant. On a rien fait de la journée mais il est déjà 22h. Nous optons pour les des restos sur la plage à côté de notre Meiwenti. Le repas est excellent même si les portions sont légères, le service agréable. Mais au moment de payer l’addition, nous avons une mauvaise surprise. Fab avait commandé un demi-poulet tandoori mais on nous facture un poulet entier. Forcément, il est hors de question que nous payons le poulet entier. Fab leur explique qu’ils ont fait une erreur mais leur seule réponse est « you eat, you’re happy, you pay ». J’essaye à mon tour de discuter mais l’arnaque est bien rôdée et les serveurs savent pertinemment qu’ils sont en train de nous entuber. Il était tard, ils auraient perdu l’autre moitié du poulet du coup ils ont tout cuisiné. Fab leur explique qu’il va payer que ce qu’il a commandé et le patron lui dit de ne rien payé « it’s a gift ». Nous ne voulons pas de leur « gift » et finissons par payer, ce que nous avons commandé. Fab met l’argent dans le petit carnet, leur tend en leur disant « it’s a gift for you » (histoire de bien en rajouter !!) et nous partons. Deux secondes plus tard, l’un des serveurs nous court après et nous dit de payer en plus 25 rps de taxe. Non mais ils n’ont vraiment pas honte ! Nous ne les écoutons pas et partons. J’ai peur qu’ils nous rattrapent mais au final c’est juste de l’intox. Nous sommes bien embêtés par cette histoire qui termine cette belle journée mais il est hors de question de payer ces arnaques. En Inde, ça peut arriver très souvent donc ça leur fera les pieds.
Lucie
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Mardi 20 janvier 2009
Arambol - Panaji
Nous visitons la côte de Goa, chaque plage a son ambiance parait-il et sa population. Nous visitons l’estuaire, puis le village de Chapora où quelques teuffeurs défoncés traînent dans des bars. Nous ne visitons pas la plage de Vagator. C’est la plage des raveurs et de la techno. L’idée de voir le camion 609 à l’abandon des français dont le voyage s’est terminé trop tôt par une overdose nous hante et nous préférons passer.
La plage de Calangune est la plus populaire et elle est remplie de monde, il y a beaucoup d’activité nautique et des bateaux à moteur qui polluent. Bref c’est une horreur, mais vu qu’il fait super chaud et que nous n’avons plus envie de rouler, nous décidons de nous baigner. Beaucoup d’hommes indiens se baladent sur la plage et mattent les occidentales en maillot de bain deux pièces. Lucie est un peu gênée mais se baigne tout de même. Ils demandent même à des nanas de les prendre en photo en maillot de bain, ce qu’elles acceptent. Un homme nous demande de nous prendre en photo, nous refusons, si c’est pour être exposés en maillot de bain sur sa cheminée, non merci ! De plus il avait déjà pris en photos des nanas avant nous donc on est pas au zoo non plus !
Nous visitons le fort à la tombé de la nuit puis décidons bêtement d’aller à Panaji. La petite ville charmante de jour grouille de voitures la nuit. Nous nous parquons près de la mer sur un complexe sportif mais malheureusement des bateaux dancing passent au large, la musique est à fond et les basses font vibrer le camion. Nous nous rabattons dans une rue d’un lotissement pour passer la nuit. C’est tout pourri.
Fabrice
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Mercredi 21 janvier 2009
Panaji- Benaulim
7h, un camion s’arrête juste derrière Meiwenti, des personnes en descendent et parlent très fort. On entend des coups contre le camion, je me demande ce qu’il se passe. Nous réaliserons plus tard que c’était en fait les éboueurs et qu’ils essayaient de ramasser les feuilles de cocotier entre le trottoir et Meiwenti. Décidément, entre la lumière du lampadaire, la chaleur, le bruit, cette nuit n’aura pas été de tout repos. Nous partons de Panaji et partons visiter Old Goa, site de monuments religieux portugais, datant de l’époque où Goa était un comptoir portugais. Nous qui n’aimons pas trop les églises, nous en visitons deux. Les portugais ont évangélisé toute la région de Goa et les goanais sont fervents pratiquants. Il nous ai même arrivé de voir une église pendant la messe, l’église était bondée à l’intérieur et des dizaines de personnes se pressaient même autour de l’église pour participer. Les églises sont ouvertes ce qui permet au gens ne pouvant s’asseoir de prendre part à la messe.
Puis nous prenons la route des plages du sud. Nous nous arrêtons à Benaulim, petite plage sympathique de sable blanc. Un petit parking au bout de la plage nous permet même de garer Meiwenti sans problème, une vrai aubaine à Goa ! Nous passons l’après-midi sur la plage. Fab part en repérage bivouac et nous dégote trois emplacements. En fin d’après-midi nous partons avec Meiwenti et nous posons sur une sorte de terrain vague, mais en bon état, à 100m de la plage. Un jeune vendeur de cartes vient discuter avec nous, il est impressionné par Meiwenti. Nous discutons un peu avec lui, il nous explique qu’il a 5 frères et deux sœurs et qu’il habite une « plastic guesthouse »…en gros un bidonville. Puis il repart, heureux, et nous fait de grands signes jusqu’à ce que la route tourne et qu’il disparaisse au loin.
Fab assouvit ses pulsions en préparant des pâtes carbo sur lesquelles il fantasmait depuis quelques jours. Puis soirée sur la plage.
Lucie
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Jeudi 22 janvier 2009
Benaulim - Agonda
Nous glandons une bonne partie de la matinée sur le terrain vague, faisons le plein d’eau à un robinet puis visitons le fort de Cap Rama. Il n’y a pas grand-chose à voir, mais la vue de la falaise est magnifique. Nous partons ensuite vers Agonda, nous n’avions pas l’intention de s’y arrêter mais une française nous a dit qu’il y avait un parking sous les cocotiers avec vue sur mer et que tous les camions nomades s’y arrêtaient. Dans l’entrée d’Agonda, on arrive perpendiculairement à la plage, à la bifurcation on veut prendre à droite mais tous les indiens nous disent à gauche, on va à gauche on ne voit rien, on repart à droite on ne voit rien non plus mais on tombe dans un cul de sac et c’est super dur de faire demi tour. Un français toc à la porte surpris de nous voir puis finalement nous explique l’emplacement tant recherché, fallait bien aller à droite puis prendre une piste entre les maisons pour arriver sur le parking. Nous ne sommes pas déçus, il y a vraiment un coin sympa, un emplacement à l’ombre des palmiers sur la plage. Il y a déjà 8 camping-cars, ça fait un peu camping de la Grande Motte mais bon. Certains sont là depuis plus d’un mois et compte bien y rester plusieurs mois. Ils se sont installés, on fait leur petit nid et on tous acheté un hamac. On prend une vrai leçon de camping.
Moi je vois un tout petit palmier, l’idée est trop séduisante, je gare Meiwenti en dessous et monte sur le toit. Trop petit encore je grimpe le dernier mètre au tronc du palmier et décroche deux noix de coco. Lucie est ravie !!
Le camping se révèlera payant car c’est l’entrée d’un ressort super riche et le parking est gardé. On n’aime pas payer pas principe mais bon 1 euro la nuit pour un coin paradisiaque ça ne va pas nous ruiner.
Le soir, coucher de soleil devant le camion, c’est génial.
Fabrice
Vendredi 23 janvier 2009
Agonda
Au programme baignade, bronzette et farniente entre deux noix de cocos. On ne va pas s’étendre ça deviendrai fastidieux à lire pour vous mais rassurez vous pour nous c’est la belle vie ! Nous discutons brièvement avec nos voisins de camping espagnols qui sont sur la route depuis trois ans et ont parcouru l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient. Il vous envoyer leur camion par bateau jusqu’en Amérique du Sud. La nana nous explique en quoi passer en Thaïlande est inconcevable, non pas à cause de la Birmanie mais plus en raison de la situation politique de certains états de l’est de l’Inde. Il faut obtenir des permis pour y aller et la situation semble assez dangereuse. Ils ont également rencontré Margot et Takasuivre que nous avons rencontré à Jodhpur…le monde des camions est un petit monde en Inde !
Le soir nous dînons un barbecue de poissons sur la plage et cherchons le bar du français que nous avons rencontré la veille. Nous passons la soirée avec lui, il nous raconte ce qui l’a poussé à quitter la France et la Suisse où il était croupier et où il a gagné beaucoup d’argent, mais au bout du compte il est surendetté ! Il a tout plaqué en France et cherche comment reconstruire sa vie sans les casinos. Nous rencontrons des gens de plein de nationalités différentes, un israélien par exemple qui est en train de monter sa boite à Goa. Les gens ayant pas mal d’ingéniosité et de volonté peuvent se créer un emploi assez rapidement. Mais seule une petite poignée d’étrangers arrivent à se faire un trou dans la jungle de Goa. Nous apprenons que sur notre plage, des tortues devraient arriver ces prochains jours pour pondre, Fab est surexcité il veut voir les tortues. Une allemande nous explique même que si nous nous levons vers 8h le matin et que nous observons les pêcheurs de retour de la pêche, nous pourrons voir des dauphins qui viennent nager très près du rivage. Il faut juste trouver l’énergie de se lever si tôt ^_^ !!!!
Lucie
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