Réveil tardif à 9h00 en plein centre ville de Sophia. Décidément on est vraiment partout chez nous. On allume l’ordi, on se rend compte qu’on est connecté à un Wifi. J’en profite pour appeler mon père sous Skype vu que c’est son anniversaire. Puis petite conversation à la webcam. Lucie fait de même avec sa famille. C’est vraiment sympa de pouvoir se connecter à internet et de voir sa famille. Nous partons vers 12H, nous nous arrêtons faire le plein d’essence. On prend du sprint diesel. Je ne sais pas trop à quoi ça correspond mais bon. 90km plus tard petite frayeur, la jauge de carburant tombe comme une flèche. On s’arrête sur le bas coté en catastrophe : pas de fuite de carburant à l’horizon. On remet le contact la jauge est de nouveau sur le plein puis diminue fortement. Ok la jauge d’essence ne marche plus trop bien, cela doit provenir soit du mélange diesel européen/ sprint diesel qui ne s’associent pas bien (différence de conductivité électrique ou de pression je ne connais pas la nature du capteur) soit un problème d’intensité, vu que nous avons beaucoup utilisé d’électricité et peu roulé, l’alternateur arrive plus à fournir assez d’intensité pour alimenter le capteur de la jauge, le frigo et la deuxième batterie. C’est pas très grave la panne cessera en fin de journée. Sur la route nous apercevons les premières charrettes tirées par des chevaux. Le cheval est un animal très utilisé par ici, nous en voyons beaucoup paitre dans le jardin des maisons. Nous traversons le parc national des Balkans puis une grande plaine bordée de champs de blé et d’arbres fruitiers.
A 16h nous nous arrêtons visiter l’église du monastère Sipenski. Le bâtiment a été édifié en l’honneur des soldats Russes et Bulgares morts en faisant la guerre contre l’empire Ottoman. Le nombre d’édifices dédiés à cette guerre est relativement important et témoigne du lourd passé entre les Bulgares et les Turcs. L’église est de couleurs rouge et blanche, le toit est composé de 3 dômes recouverts de feuille d’or. On a l’impression d’être en Russie.
Sur la route un motard bulgare qui parle français nous demande où l’on va et nous indique le chemin de Gabrovo. Il se trouve que c’est un légionnaire, qui habite une petite ville d’après ces propres termes entre Toulon et Marseille : Aubagne. Je lui dis que j’habite la Seyne, ça le fait sourire. Et oui la Seyne sur mer est mondialement connue.
Nous nous arrêtons en haut d’un col . Il y a sur le sommet une tour dédiée à l’Indépendance de la Bulgarie. Après 20 minutes à grimper des escalier au pied d’une grande tour de pierres carrée, un panoramique splendide s’offre à nous. Nous repérons d’ici un coin pour passer la nuit, un grand parking désert loin de la route. Le coin est magnifique, nous avons la vue sur les deux versants de la colline.
La nuit le vent se lève et fait trembler le camion, mais cela ne nous empêche pas de dormir.