Nous essayons de nous lever de bonne heure mais nous sommes tellement bien dans notre bivouac qu’il est dur dur de quitter la couette. Après avoir avalé un petit déjeuner, nous ramassons le linge que nous avions mis à sécher dehors, Fab fait plusieurs aller-retour à la rivière pour remplir le réservoir d’eau. Il fait également le trou pour mettre le cadenas à la banquette (ça peut toujours dissuader, histoire de ne pas se faire piquer le pc et autres objets de valeur). Nous rangeons le camion et c’est parti. Nous nous arrêtons au Monastère car il a l’air magnifique de l’extérieur. Nous sommes un peu embêté car nous n’avons toujours pas de lev. Heureusement, c’est gratuit et nous n’aurions loupé pour rien au monde la visite de ce splendide monastère. Fondé en 927, le monastère servait de retraite pour les ermites. La magnifique église, surmontée par trois dômes est couvertes de 1200 fresques représentants des scènes de la Bible. Le Monastère est niché dans les montagnes et la vue est splendide.
Nous reprenons la route de Sophia. Premier distributeur : en panne. Deuxième distributeur au bout de 50 kms enfin nous avons des lev ! Nous arrivons dans Sophia. La route qui mène au centre-ville est pavée et la conduite n’est pas facile. Les voitures doivent cohabiter avec des « tramways » électriques qui datent sans hésitations de l’ère soviétique. Fab gère comme d’habitude. Il nous conduit sans encombre en plein centre-ville, nous trouvons facilement une rue aux abords du centre où garer Meiwenti. Après toutes les mauvaises critiques sur la sécurité que nous avons pu lire, nous sommes un peu anxieux de laisser la camion mais la rue à l’air calme. Nous arrivons sur la grande place, non la gigantesque place centrale de Sophia. La grande statue dont Fab me parlait quand il me racontait Sophia est en train d’être déboulonnée. Les bulgares semblent vouloir se défaire de leur passé soviétique. Nous déjeunons sur la place et observons la vie, les gens qui va et viennent sur cette place. Nous finissons par une glace, qui se paie au poids. Gourmands que nous sommes, nous demandons une glace à deux boules, avec deux parfums différents. La vendeuse à l’air surprise que nous mélangions les parfums. Nous nous retrouvons avec une glace à presque 300 grammes…énorme ! Nous la mangeons…et forcément nous en mangeons trop à presque s’en rendre malade ! Nous explorons le centre-ville, ses monuments : la cathédrale Sveta Nedelya, l’église St Pétra Semerdjuska, l’église Alexandre Neveski. Ce dernier est un édifice néo-byzantin qui fut construit en l’honneur des 200 000 soldats russes morts pendant la guerre pour l’indépendance de la Bulgarie contre la Turquie dans les années 1870. Nous visitons également la Mosquée, entre orient et occident, Sophia mélange les styles avec élégance. Les monuments sont beaux et nous passons de l’un à l’autre avec toujours plus d’émerveillements. Nous nous baladons dans le quartier politique, découvrons le Parlement et le palais du Président. J’adore cette ville, je me sens bien ici. Les gens prennent le temps de vivre, la ville est calme malgré les vacances, les rues sont très peu fréquentées. Nous vadrouillons toute l’après-midi, voyons des dizaines de mariages et prenons le temps de nous imprégner de l’atmosphère particulière qui règne ici.
En fin d’après-midi nous tentons de trouver un petit supermarché pour faire quelques courses. Nous marchons une heure dans Sophia sans trouver le moindre magasin s’apparentant à un supermarché. Les boutiques sont toutes petites et vendent principalement de l’alcool, du tabac et quelques petits encas tels que des chips ou autres friandises…mais pas de légumes ni de viande. Même à l’entrée de Sophia nous n’avons vu aucun centre commercial ou grands magasins. Les courses resterons une énigme pour nous.
Nous décidons de nous trouver un petit resto pour finir la journée. Je me retrouve avec une gigantesque brochette de porc cuite au barbecue avec des frites saupoudrées de fromage : un délice. Fab a toujours des problèmes à se faire comprendre et se retrouve avec un steak de veau au lieu d’un filet de porc qu’il avait commandé à l’origine. Résultat : addition plus salée que prévue. Mais nous savourons notre repas et étant vraiment calés, nous mettons le reste de viande dans notre Tupperware pour demain soir. C’est tellement délicieux qu’on allait pas perdre ça ! lol
Nous quittons le resto et nous rendons compte que les rues sont désertes, nous sommes samedi soir 21h3O. Les rues sont très peu éclairées, les patrouilles de police nombreuses. Nous regagnons rapidement Meiwenti et décidons de ne pas bouger pour ce soir. Nous mettons nos isolants, nous sommes chez nous.